01 — Le contexte
WiseWand est un SaaS de création de contenu assisté par IA, fondé par Arthur. Au moment de notre collaboration, le produit était en phase de lancement — pas encore de revenus récurrents, une base utilisateurs à construire, un product-market fit à valider.
L’enjeu structurel d’un lancement SaaS : se faire connaître vite, sans grosse capacité d’investissement publicitaire, avec un produit que personne ne cherche encore activement. C’est la phase la plus difficile commercialement — celle où les leviers d’acquisition payants (Google Ads, Meta) coûtent cher pour des résultats incertains.
On voulait tester l’emailing à grande échelle. L’objectif : toucher beaucoup de monde très vite pour avoir les premiers retours, les premiers clients, et valider le marché avant d’investir lourdement.— Arthur · Fondateur, WiseWand
02 — Le défi
À la différence des autres collaborations LLBB, l’objectif n’était pas de décrocher des RDV. Arthur cherchait à activer trois leviers simultanément :
- Notoriété produit. Faire savoir que WiseWand existe auprès des audiences potentiellement intéressées.
- Trafic qualifié vers le site. Mesurer combien de personnes cliquent réellement après avoir lu le pitch, par segment d’audience.
- Validation marché. Comparer les taux d’engagement entre verticales pour identifier les early adopters réels — pas ceux qu’on imagine.
Le cold email a donc été repositionné comme alternative à la publicité payante : même objectif d’acquisition de trafic qualifié, mais à un coût et avec une précision de ciblage qu’aucune plateforme ads ne permet en phase de lancement.
03 — Notre approche
L’idée structurante : le cold email n’est pas réservé à la prise de RDV — c’est un canal d’acquisition à part entière, qui peut servir un funnel produit aussi bien qu’un funnel commercial.
Le système
- 4 campagnes massives en parallèle, chacune sur un segment de marché candidat : rédacteurs / créateurs de contenu, e-commerce, fondateurs de startups, agences marketing.
- Objectif clic, pas réponse. Chaque email contenait un lien direct vers le produit — la conversion mesurée n’était pas le RDV mais le clic vers le site.
- Volume calibré pour mesurer. Plus de 27 000 emails envoyés au total, suffisamment pour générer une donnée statistiquement significative sur chaque verticale.
04 — Exécution
Le pari technique du dispositif : maintenir une délivrabilité maîtrisée sur des volumes 5 à 10 fois supérieurs aux campagnes classiques. C’est exactement le type d’opération qui brûle un domaine si elle est mal calibrée — et exactement ce que les approches grand volume artisanales (outils grand public, infrastructure légère) ne savent pas faire.
Avant
Produit en lancement · zéro notoriété · pas de budget Google Ads significatif · marché à valider sans certitude sur la verticale gagnante
Après (système LLBB)
13 930 prospects touchés · 3 443 visiteurs sur le site · 27% de clic sur la verticale gagnante · 4 verticales comparées par la donnée · zéro euro dépensé en publicité
05 — Résultats
Sur quelques semaines de campagnes :
- 13 930 prospects touchés
- 3 443 clics vers le site — l’équivalent en trafic qualifié d’une campagne Google Ads à plusieurs milliers d’euros
- 27% de taux de clic sur la campagne Rédacteurs — un chiffre exceptionnel, la moyenne du cold email se situant entre 3 et 5%
- 121 réponses dont 15 positives sur l’ensemble du dispositif
Le résultat le plus structurant est l’asymétrie entre verticales : la campagne Rédacteurs a obtenu un taux de clic 4 fois supérieur à la campagne Agences Marketing. Cette asymétrie n’aurait pas été détectable en publicité paid à budget équivalent — elle réoriente immédiatement les priorités produit et go-to-market de WiseWand.
3 443 clics vers le site en quelques semaines, c’est l’équivalent d’une campagne Google Ads à plusieurs milliers d’euros — pour une fraction du coût. Et avec une donnée d’engagement par segment qu’aucune plateforme ads ne nous aurait livrée.— Arthur · Fondateur, WiseWand
06 — Trois enseignements à retenir.
- Le cold email n’est pas réservé aux RDV. Pour un produit en lancement, le canal peut servir un objectif d’acquisition de trafic ou de notoriété, avec une efficience par dollar dépensé qu’aucun canal paid n’égale en phase early-stage. Le KPI change — clic ou impression au lieu de RDV — mais la mécanique reste la même.
- L’asymétrie entre verticales est l’information la plus précieuse. 27% de clic chez les rédacteurs contre 6% chez les agences marketing : cette donnée seule réoriente une roadmap produit. Aucune étude de marché payante ne livre cette précision sur une cible à froid.
- Le grand volume demande une infrastructure dédiée. Envoyer 27 000 emails en quelques semaines sans détruire un domaine ne s’improvise pas. C’est précisément le type d’opération où l’externalisation à un acteur spécialisé fait la différence — un outil grand public n’y survivrait pas.