01 — Le contexte
34 Elements est le cabinet de conseil fondé par Pierre Gaubil. Sa spécialité : accompagner les entreprises dans leurs phases de croissance ou de transformation — startups early-stage qui cherchent leur traction, scale-ups en accélération, PME industrielles en mutation.
Avant LLBB, Pierre avait construit une présence éditoriale solide : plus d’un an de contenu hebdomadaire sur LinkedIn, des posts qui généraient des likes, des vues, des commentaires. Sur le papier, tout fonctionnait — il était positionné comme un leader d’opinion sur la croissance des startups.
Sur le papier seulement. Côté business, le ratio likes/clients ne suivait pas.
Tous mes posts m’avaient placé comme une référence sur la croissance des startups. Mais peu de fondateurs pensaient à moi quand ils avaient besoin de ces services. Il manquait l’activation.— Pierre Gaubil · Fondateur, 34 Elements
02 — Le défi
Le problème de Pierre était précis, et plus subtil qu’il n’en a l’air : son audience le connaissait déjà, mais ne le contactait pas au bon moment.
Trois facteurs structurels :
- Le timing est asymétrique. Une startup qui va bien ne cherche pas de conseil. Une PME qui ne se remet pas en question non plus. Le besoin n’apparaît qu’à des moments précis — qu’un fondateur isolé ne peut pas détecter en attendant que les gens pensent à lui.
- L’inbound capte les motivés, pas les hésitants. Le contenu LinkedIn attire les fondateurs qui cherchent activement de l’aide. Ceux qui en auraient besoin mais ne s’en rendent pas encore compte — la majorité — ne lèvent jamais la main.
- La notoriété sans activation = leads dormants. Pierre avait une base de connaissance éditoriale latente. Sans déclencheur, elle restait latente.
Le défi : rappeler son existence à la bonne audience, au bon moment, pour déclencher l’achat.
03 — Notre approche
L’idée structurante : ne pas faire du cold email à la place du contenu de Pierre, mais en complément, pour activer l’audience qu’il avait déjà éduquée.
Le système
- Segmentation par maturité. 4 campagnes distinctes — startups early-stage, startups en panne de croissance, scale-ups, PME industrielles. Chaque phase appelle une douleur différente, donc un angle de copy différent.
- Ciblage exclusif fondateurs / CEO. Aucun intermédiaire, aucun département. Pierre vend du conseil de direction — il s’adresse à la direction.
- Liste construite sur l’écosystème pertinent. Sekoia.io, Sencrop, Nannybag, DAGOMA 3D, Néolithe, Sunology, MerciYanis, Quivr (YC W24)… Des structures qui correspondent aux phases que Pierre accompagne, dans l’écosystème tech / scale-up où il est lu.
04 — Exécution
Les 4 campagnes ont tourné en parallèle sur 30 jours, permettant de mesurer quelle phase de maturité réagissait le mieux à quel angle. Un apprentissage immédiatement réutilisable pour les mois suivants — pas juste un volume de RDV ponctuel.
Avant
1 an+ de contenu LinkedIn hebdomadaire · forte audience, faible conversion · pas d’activation au bon moment · fondateurs hésitants qui n’osent pas tendre la main
Après (système LLBB)
4 campagnes segmentées en parallèle · 33 leads en 30 jours · 7 RDV décrochés · audience éduquée + activation = conversion · combo inbound + outbound bouclé
05 — Résultats
33 leads et 7 RDV décrochés sur 30 jours, sur une audience qui connaissait déjà Pierre — ce qui rend le ratio bien plus significatif qu’il n’en a l’air. Les RDV obtenus ne sont pas des découvertes froides : ce sont des conversations avec des fondateurs qui avaient déjà vu passer son contenu, et qui ont saisi l’occasion d’engager le sujet quand le mail est arrivé.
Au-delà du chiffre brut, c’est l’effet de validation qui compte : un an de contenu sans business → un mois de cold email avec 7 RDV qualifiés. Le canal éditorial était une condition nécessaire de la conversion, mais pas suffisante. Il manquait le déclencheur — et 30 jours ont suffi à le prouver.
Les retours ont été très bons pour un seul mois. L’audience connaissait déjà mon expertise — il suffisait de les contacter au bon moment pour les convertir. Le couple création de contenu pour prouver son expertise plus prospection pour activer cette même audience, c’est le combo parfait.— Pierre Gaubil · Fondateur, 34 Elements
06 — Trois enseignements à retenir.
- Inbound et outbound ne s’opposent pas — ils se renforcent. Le contenu construit la légitimité. Le cold email déclenche l’action. Séparés, chacun plafonne. Ensemble, ils convertissent l’audience latente en pipeline actif.
- L’audience éduquée convertit massivement mieux. Un fondateur qui a lu Pierre pendant 6 mois et reçoit un mail bien calibré n’est pas dans la même posture qu’un prospect froid. Le contenu pré-mâche le travail de qualification — le mail n’a qu’à proposer le rendez-vous.
- Pour le consulting, le timing bat le volume. Les besoins de conseil n’apparaissent qu’à des moments précis (levée, pivot, ralentissement, transformation). Le cold email permet de frapper à plusieurs portes en même temps, pour tomber sur celles qui sont entrouvertes — ce qu’aucun canal d’attente ne permet.