01 — Le contexte
Morphos est l’agence social ads fondée par Killian Labacci. Elle pilote l’acquisition payante de marques e-commerce sur Meta, Google, Snap et TikTok — avec un track record opérationnel impressionnant.
Exemple parlant : une marque de soins d’hygiène pour enfants accompagnée depuis 2 ans est passée de moins de 500 € de CA mensuel à près de 95 000 € / mois. Méthode : tester en parallèle plusieurs angles publicitaires et formats, identifier celui qui fait mouche, scaler les budgets, puis ouvrir d’autres canaux (Snapchat, Google) au fur et à mesure.
Cette mécanique de test → scale → diversification est exactement ce que Killian connaît côté ads. Le défi : la transposer à son propre développement commercial.
Avec MTA, on a testé plusieurs angles, plusieurs formats. Une fois qu’on a trouvé celui qui faisait mouche, il suffisait d’augmenter les budgets et de compléter avec d’autres canaux. La marque est passée de 500 € à 95 000 € mensuels en 2 ans.— Killian Labacci · Fondateur, Morphos
02 — Le défi
Avec une activité en croissance, Killian s’est retrouvé face à un goulet d’étranglement classique des fondateurs d’agence : plus de clients à gérer = moins de temps pour prospecter. Or sa prospection se faisait jusqu’ici à la main, plafonnée par les limites techniques d’un outil grand public (~30-50 emails par jour).
Deux options :
- Recruter un commercial en interne. Coût fixe, délais de ramp-up, charge de management additionnelle alors que l’équipe est déjà occupée à gérer les clients existants.
- Externaliser le canal cold email sur un acteur qui maîtrise la délivrabilité, le volume et le copy — pour préserver le temps du fondateur sur la valeur (les clients), pas sur la prospection.
Killian a choisi la seconde — avec un état d’esprit assumé de test exploratoire, pas d’engagement long terme dès le départ.
03 — Notre approche
L’approche s’est calée sur la philosophie même de Killian côté ads : tester pour décider.
Le système
- Infrastructure dédiée. Délivrabilité maîtrisée, volume horizontalement scalable — fini le plafond de 30-50 emails par jour de l’outil précédent.
- Copy ciblé e-commerce. Audiences paramétrées en commun avec Killian, séquences rédigées pour parler à des fondateurs de marques DTC, pas à un segment générique de “directeurs marketing”.
- Communication continue. Points de suivi pendant les 30 jours, ajustements à chaud — Killian voit en temps réel ce qui se passe.
04 — Exécution
Le test de 30 jours a permis trois apprentissages exploitables :
- Le canal est rentable dès le premier mois (un client signé = ROI atteint).
- Le pipeline tient au-delà du mois 1 — d’autres prospects chauds en discussion, avec des cycles de closing plus longs typiques du B2B premium (“closer un client, ça se fait pas en un mois”, comme le formule Killian lui-même).
- Les retours qualitatifs sont positifs — plusieurs prospects ont appelé spontanément pour saluer la qualité de la démarche, indépendamment de la signature.
À noter : un client dont le closing était proche a été perdu pour une raison hors périmètre (compte Meta Business banni). Un signal sain à mentionner — le canal délivre des opportunités, le closing dépend ensuite du contexte business du prospect.
Avant
Prospection manuelle · ~30-50 emails/jour max · temps fondateur capté par la prospection · pas de volume pour A/B tester · plafond commercial atteint
Après (test LLBB 30 jours)
Volume horizontal · délivrabilité maîtrisée · ROI atteint dès le 1er mois · prospects chauds dans le pipe · temps fondateur préservé pour les clients
05 — Résultats
Sur 30 jours de campagne — un client signé, suffisant à lui seul pour atteindre la rentabilité du test dès le premier mois. Et c’est avant même de prendre en compte la lifetime value du client : sur un modèle d’agence social ads, la valeur d’un client se cumule sur plusieurs mois d’accompagnement.
D’autres discussions sont en cours avec des prospects qualifiés — sur des cycles de closing B2B plus longs, qui devraient se concrétiser dans les mois à venir.
Avec un client, je suis rentable. Et au fur et à mesure des mois où je vais travailler avec lui, je serai encore plus rentable. C’est ça qui est cool — on parle même pas de la lifetime value pour la suite.— Killian Labacci · Fondateur, Morphos
06 — Trois enseignements à retenir.
- Un test de 30 jours suffit à décider. Pour une agence en croissance qui hésite à ouvrir le canal cold email, 30 jours bien instrumentés répondent à la seule vraie question : “est-ce rentable pour moi, dans mon secteur ?” Pas besoin de s’engager à l’aveugle sur 6 mois.
- L’externalisation libère le temps fondateur. Recruter un commercial en interne ajoute du management sur des équipes déjà occupées. Externaliser le canal permet de préserver le temps sur ce qui compte vraiment : la qualité de service aux clients existants.
- La rentabilité d’un canal d’acquisition se mesure en lifetime value, pas en mois 1. Killian le sait par expérience côté ads : ce qui rentabilise vraiment un canal, c’est la valeur cumulée des clients signés dans le temps — pas la mensualité de la prospection.